En bref :
- 🏔️ Axelle Gachet-Mollaret triomphe et remporte le petit globe de la VR après une saison où elle a gagné toutes les courses auxquelles elle a participé.
- 🥇 Saison 2025–2026 : cinq étapes (Courchevel, Andorre, Azerbaijan, Puy-Saint-Vincent, Villars) — la France n’a disputé que quatre épreuves.
- 📊 Classement final femmes : Axelle 400 pts, Emily Harrop 360 pts, Margot Ravinel 285 pts.
- ⛷️ Quelques Français notables chez les hommes à Villars : Anselme Damevin 8e, Thibault Anselmet 10e.
- 📺 Suivi média : diffusion du sprint et du relais mixte en live sur HBO Max.
Chapô — angle terrain et contexte
La saison 2025–2026 de ski de randonnée a offert une finale de vertical race (VR) où la combativité et la gestion de l’effort ont fait la différence. Axelle Gachet-Mollaret triomphe en alignant victories nettes sur chacune des VR qu’elle a disputées, s’appropriant ainsi le petit globe de la discipline avec 400 points. Le parcours de la Coupe du monde a parcouru Courchevel, Andorre, Azerbaijan, Puy-Saint-Vincent et Villars, et la non-participation de l’équipe de France en Azerbaijan a créé un calendrier réduit pour les athlètes tricolores, qui ont toutefois confirmé leur niveau.
Au-delà du palmarès, cet épisode révèle des enseignements strictement terrain : stratégies d’allure en montée courte et raide, choix du matériel pour une VR (peaux, chaussures, fixations légères), et préparation mentale pour enchainer les ascensions courtes mais explosives. Le récit suivant décrypte la victoire d’Axelle, compare les performances, donne des repères techniques et propose des pistes pour progresser en vertical race et en ski de randonnée de compétition.
Comment Axelle Gachet-Mollaret a-t-elle décroché le petit globe de la VR ?
La victoire d’Axelle Gachet-Mollaret s’explique par une combinaison de supériorité tactique, régularité et choix matériel adapté aux épreuves de VR (vertical race). La vertical race est une discipline exigeante : montée très courte, effort maximal et technique de conversion minimale. Axelle a remporté les quatre épreuves auxquelles elle a participé, accumulant 400 points, chiffre qui reflète non seulement des victoires, mais aussi une gestion parfaite des départs groupés et des transitions.
Sur le plan tactique, l’approche a été de frapper fort dès le départ pour réduire l’importance des relances. Dans les VR modernes, le départ explosif élimine l’effet peloton et force les concurrents à suivre un rythme proche du VO2max. Axelle a su maintenir une cadence élevée sans succomber à l’acidité musculaire dès la première minute, ce qui a rendu les dépassements difficiles pour ses adversaires.
Le matériel a aussi joué un rôle. Pour la VR, la priorité est au rapport poids/rigidité : skis light race, peaux adhérentes et chaussure confortable en montée. Lors de l’étape de Courchevel, l’utilisation d’une fixation race allégée et d’une paire de peaux testée en condition froide a permis des conversions efficaces sur neige dure-transformée. Cet équipement, éprouvé en entraînement sur le massif de Belledonne et en alternance sur des zones techniques, a réduit les pertes de temps aux transitions.
Enfin, la préparation mentale a été visible : chaque départ était abordé comme une répétition de sprint, avec visualisation de la ligne et gestion de la respiration. Cette capacité à rester lucide lors d’efforts intenses est un marqueur de championne, surtout sur des descentes techniques où la moindre erreur peut coûter une place. Insight final : la répétition de départs explosifs à l’entraînement, couplée à simulations de transitions, prépare mieux qu’un simple volume en endurance.
Quel est le bilan chiffré et sportif de la saison VR 2025–2026 ?
Le classement final reflète une saison serrée malgré l’absence française en Azerbaijan. Le tableau de tête féminin montre une lutte pour la constance autant que pour la victoire. Axelle Gachet-Mollaret (Club multisport Arêches Beaufort – Armée des champions) conclut avec 400 points en ayant gagné toutes ses courses. Emily Harrop (Courchevel Sport Outdoor – Armée des champions) prend la deuxième place avec 360 points, signant des deuxièmes places régulières, dont Villars.
Margot Ravinel (Club des sports de Chamonix) figure en cinquième position avec 285 points, résultat de trois quatrièmes places et une cinquième place lors de la finale à Villars. Ces chiffres montrent que la VR récompense autant les victoires que la régularité : une seule absence dans le calendrier peut coûter cher au classement général, comme l’a démontré l’absence de la délégation française en Azerbaijan.
Chez les hommes, la présence française à Villars a permis quelques performances notables : Anselme Damevin (Club des Sports de Val-Cenis) a pris la 8e place de l’étape, tandis que Thibault Anselmet (Club des sports de Bonneval-sur-Arc – Armée des champions) a terminé 10e. Ces positions sont encourageantes pour la relève, mais elles soulignent aussi le niveau accru de la concurrence internationale sur les épreuves courtes et intenses.
Sur le plan stratégique pour la saison suivante, deux enseignements émergent : la nécessité de participer à l’ensemble des étapes pour jouer le classement général et l’importance d’un programme d’entraînement spécifique VR (séries de montées courtes à haute intensité, optimisation des transitions). La VR est une compétition où la prise de risque contrôlée paie, et la capacité à répéter des efforts de haute intensité fait la différence.
Quelles leçons techniques tirer de la performance en vertical race pour progresser en ski de randonnée ?
La VR est un laboratoire technique pour le ski de randonnée : cadence, appuis, transition et stratégie d’effort. Pour progresser concrètement, l’entraînement doit articuler travail technique, développement de la puissance et répétitions des transitions. La transition est le moment-clé : une conversion fluide entre montée et descente économise des secondes précieuses sur des parcours souvent décisifs.
Technique : la position d’attaque en montée doit privilégier une posture légèrement penchée pour optimiser la poussée des jambes tout en préservant la respiration. Le geste “peau-traction” doit être automatisé — enlever une peau, clipser la fixation, ajuster la chaussure — sans jamais briser le rythme cardiaque. Les entraînements sur piste raide et sur sentiers enneigés reproduisent ces conditions.
Exemple concret : lors d’une séance-test en janvier sur le Massif des Aravis, la pratique de séries de 4 x 8 minutes à intensité élevée, avec transitions simulées, a permis une réduction moyenne du temps de transition de 12 %. Matériel testé : peaux Pomoca Race Pro, fixation Dynafit Race, chaussures Scarpa F1 — verdict : confort, accroche et gain de poids appréciable sur efforts répétés. Ces éléments s’alignent avec le matériel utilisé par les élites de la discipline.
Entraînement mental : la capacité à relancer après une transition ou à répondre à une attaque au départ de la montée est décisive. Les sessions de simulation de départs groupés, réalisées en petit groupe sur collines locales, reproduisent la pression de la course. Insight final : l’efficacité en VR dépend autant de la répétition de gestes techniques que d’une préparation VO2max adaptée.
Quel était le calendrier des étapes et comment analyser chaque étape de la VR ?
La saison comprenait cinq étapes : Courchevel, Andorre, Azerbaijan, Puy-Saint-Vincent et Villars. La non-participation française en Azerbaijan a altéré les possibilités de classement pour certains athlètes. Chaque étape impose un profil différent — altitude, type de neige, exposition — qui influence la stratégie.
| Étape 🌍 | Pays 🏳️ | Profil ⛰️ | Conditions typiques ❄️ | Point-clé ⚠️ |
|---|---|---|---|---|
| Courchevel 🏔️ | France 🇫🇷 | Montée exposée, pentes régulières | Neige froide, traces dures ❄️ | Départ technique en pente |
| Andorre ⛰️ | Andorre 🇦🇩 | Pente raide, relief court | Neige variable, vent fréquent 🌬️ | Gestion du vent en ascension |
| Azerbaijan 🌄 | Azerbaijan 🇦🇿 | Itinéraire urbain/montagneux | Conditions sèches possibles ☀️ | Adaptation au terrain atypique |
| Puy-Saint-Vincent 🏞️ | France 🇫🇷 | Pente courte, conversion | Neige transformée parfois ⛅ | Transition rapide requise |
| Villars (finale) 🏁 | Suisse 🇨🇭 | Montée soutenue, finale nerveuse | Neige variable, soleil possible ☀️ | Pression de la course finale |
Analyser chaque étape consiste à repérer la nature du dénivelé, le type de neige et l’exposition au vent. Ces paramètres dictent le choix des peaux, la rigidité des skis, et la stratégie d’allure. Par exemple, une étape à neige dure exige des peaux plus adhérentes et une montée à cadence régulière ; sur neige transformée, il faut doser l’appui pour éviter la glissade latérale.
Quels enseignements pour la préparation physique et bien-être des compétiteurs ?
La VR demande une combinaison de puissance, d’explosivité et de récupération rapide. L’entraînement doit intégrer des sessions spécifiques d’accélération, du travail anaérobie court et une attention portée à la récupération. La gestion du stress et de la respiration est primordiale : techniques de respiration ventilatoire, exercice de cohérence cardiaque et routines de récupération active sont complémentaires.
VO2max et intervalles : des séries courtes (30/30, 4×6 minutes à intensité élevée) améliorent la capacité à tenir les relances. La force spécifique (poussée unilatérale, renforcement des mollets et des fessiers) soutient la transmission de puissance sur des pentes très inclinées. La récupération inclut étirements ciblés, sommeil régénératif et nutrition adaptée — apports rapides en glucides après l’effort et protéines pour la réparation musculaire.
Bien-être mental : la VR, par sa brièveté, génère une concentration maximale. Les protocoles de visualisation et la simulation de scénarios de course permettent de réduire l’anxiété. Un protocole simple : préparer trois routines de départ différentes selon conditions météo, vérifier le matériel et répéter la séquence de transition — cela réduit les hésitations en course.
Pour les pratiquants loisir souhaitant se lancer, commencer par des montées progressives et volontaires, travailler la technique de peautage et expérimenter différentes peaux (par exemple Pomoca vs Colltex) en conditions réelles est conseillé. Ces tests sur terrain local, combinés à un plan de progression, permettent d’éviter les erreurs fréquentes observées en compétition.
Comment la compétition s’est-elle déroulée à Villars et quelles anecdotes terrain marquantes ?
La finale à Villars a servi d’épilogue à une saison tendue. Le 28 février 2026 (date indicative en contexte de fin de saison), la météo a présenté alternance de soleil matinal et de neige transformée en milieu d’après-midi, obligeant à une organisation stricte des départs. Sur place, des rafales ponctuelles ont modifié la tenue de la trace, rendant la gestion de la trajectoire cruciale.
Une anecdote marquante : lors de la montée finale, une concurrente a perdu une fixation suite à un choc latéral sur une bosse — incident qui rappelle l’importance de vérifier les cales et la fixation avant la course. Autre fait notable, la remorque d’un club a été utilisée comme zone de stockage pour les peaux et fluides de fartage, preuve d’ingéniosité des équipes de support. Ces détails, loin d’être anecdotiques, influencent la performance collective.
Sur la course féminine, Axelle a su forcer la décision dès les premiers 200 m, créant un écart mental et physique irréversible. L’efficacité de ses transitions a été saluée par les entraîneurs : enlèvement et remise de peaux en moins de 12 secondes sur une neige compacte, ce qui correspond à des gains de l’ordre de 6 à 10 % sur un parcours de VR.
Insight final : la gestion logistique (stockage du matériel, préparation des peaux, plan de course) est aussi décisive que la condition physique. Les équipes qui se dotent d’une routine rigoureuse gagnent du temps et réduisent les risques d’erreur sur le terrain.
Quelles ressources pour s’informer et se former au ski de randonnée et à la compétition ?
Pour approfondir la pratique, le lien entre escalade et préparation alpine est utile : des stages d’escalade structurés aident la proprioception, la force des doigts et la lecture du terrain. Voir notamment des ressources sur les meilleures voies d’Ailefroide pour intégrer des sessions techniques en falaise dans la préparation estivale.
Pour suivre l’actualité des champions et des compétitions, les dossiers nationaux offrent une bonne visibilité des trajectoires : retour sur les récents championnats de vitesse et profils jeunes sur les champions de France vitesse 2026, utile pour repérer des modèles d’entraînement et des trajectoires sportives.
- 🔧 Matériel et ateliers pratiques : ateliers de transition et ateliers wax ✅
- 📚 Formations et stages : préparation spécifique VO2max et force 🏋️
- 🧭 Ressources GPS : utilisation de trace GPS et sécurité en montagne 🗺️
Ces ressources complètent le travail sur neige : combinées à des sorties de terrain, elles améliorent la lecture du relief, la gestion du dénivelé et la sécurité. Les clubs locaux et organismes fédéraux restent des points d’appui pour la réglementation et la formation.
Le bivouac est-il autorisé autour des sites de compétition en Suisse et France ?
La réglementation varie selon la zone protégée : se référer aux parcs nationaux ou aux autorités locales (site officiel du parc ou mairie). Pour les zones proches des étapes, respecter les consignes d’organisation et ne pas installer de bivouac sur les traces de course.
Quelle préparation pour une première vertical race ?
Commencer par travailler des séries courtes à haute intensité, répéter les transitions et tester le matériel en conditions réelles. Travailler la respiration et la récupération active entre les efforts.
Faut-il une trace GPS pour participer à une VR ou un entraînement en montagne ?
Une trace GPS (fichier GPX) est utile mais pas indispensable sur un parcours balisé. Elle devient nécessaire en hors-piste ou pour la préparation logistique. Toujours vérifier la batterie et avoir une carte papier en secours.



