En bref :
- 🥇 Victoire duo : Axelle Gachet-Mollaret confirme sa supériorité sur la VR à Courchevel.
- 🥈 Emily Harrop signe un doublé podium après sa victoire sur le sprint.
- ⏱️ Chronos clés : Gachet-Mollaret en 23’40″5, Harrop en 24’21″7.
- 📍 Épreuve nocturne : parcours exigeant en altitude, dénivelé marqué et conditions hivernales.
- 🧭 Enjeux : préparation, sécurité, matériel et gestion de l’effort pour un format intense.
Mis à jour le 18 janvier 2026
Le spectacle offert par la Vertical Race nocturne de Courchevel a tenu toutes ses promesses : montée en puissance des spécialistes, enjeu tactique sur un itinéraire court mais raide, et une ambiance électrique sous les projecteurs. Sur une piste tracée dans la nuit, avec une météo fraîche et un vent léger venant de l’ouest, la course a sacré une nouvelle fois Axelle Gachet–Mollaret au sommet, confirmant sa place de référence en VR. Emily Harrop a signé une performance remarquable sur ses terres et complète le podium français, tandis que la Suisse Sarah Dreier s’intercale pour fermer le trio.
Ces résultats s’inscrivent dans une saison où la préparation en altitude et la capacité à gérer l’effort bref mais intense font la différence. Le format VR, exigeant en dénivelé et en puissance anaérobie, impose un travail dédié d’endurance et de récupération, sans négliger la sécurité technique. Voici un reportage d’analyse, technique et terrain, pour comprendre comment se construit une victoire en duo et ce que cela signifie pour les athlètes et les pratiquants engagés sur des parcours similaires.
Quel est le déroulé précis de la Vertical Race à Courchevel et pourquoi ce parcours favorise-t-il Gachet-Mollaret ?
La Vertical Race (VR) à Courchevel combine un départ explosif, un sentier de montée soutenue et un dénivelé concentré sur une montée courte mais raide. Le tracé utilisé cette année reprend les caractéristiques classiques du cirque nocturne : pente constante, alternance de sections en neige dure et en neige plus meuble, et quelques virages serrés qui demandent une relance rapide.
Le profil du parcours et ses implications physiologiques
Le profil, avec un dénivelé important sur moins d’un kilomètre, favorise les athlètes capables de produire une grande puissance sur une courte durée. Les tests en laboratoire montrent que la capacité anaérobie lactique et la tolérance à l’accumulation d’acide lactique sont déterminantes. Axelle Gachet–Mollaret excelle dans ces paramètres : sa capacité à maintenir une cadence élevée et sa gestion de la respiration lui permettent de grimper en force et d’éviter les micro-pauses qui coûtent cher sur ce type de course.
Du point de vue technique, la maîtrise du pas et la capacité à enchaîner les conversions sans perdre de temps sur les traces GPS ou les portions piquées confèrent un avantage marqué. L’itinéraire à Courchevel comprend des sections où le choix de la trace (plus directe mais plus profonde ou plus circulaire mais plus compacte) influence le chrono.
Exemple concret : comment Gachet-Mollaret a optimisé son effort
Sur la course, les split times montrent une accélération nette au tiers du parcours, suivi d’une gestion plus prudente sur la zone la plus exposée au vent. Axelle a tenté de rattraper son record personnel de 23’38″ et a terminé en 23’40″5, indiquant que deux secondes dépendaient de micro-réglages de cadence. L’expérience de terrain prouve qu’un ajustement de la fréquence de foulée et une respiration contrôlée (respiration rythmée en 2:2 sur l’effort maximal) économisent quelques secondes décisives.
Pour les pratiquants cherchant à reproduire cet entraînement sur un trek ou une randonnée technique, l’astuce consiste à travailler des sessions courtes mais très intenses en dénivelé, associées à des exercices de respiration et de mobilité pour préserver l’équilibre et éviter les blessures.
Insight final : la VR de Courchevel est une épreuve où puissance, technique de trace et respiration se conjuguent ; c’est sur ces détails que repose la domination d’une athlète comme Axelle Gachet-Mollaret.

Comment Emily Harrop a-t-elle confirmé son état de forme après le sprint et quels apprentissages pour les coureuses ?
Emily Harrop a produit un double résultat exceptionnel : victoire sur le sprint et deuxième place sur la VR, ce qui illustre une polyvalence rare. Sur ce type d’événement, la capacité à passer d’un effort explosif (sprint) à une montée soutenue (VR) en l’espace de 24 heures exige une planification précise de la récupération et des réglages matériels.
Stratégie de récupération et préparation entre deux courses
La récupération active a été au cœur de la préparation : mobilité douce, séance légère de respiration et alimentation ciblée pour restaurer les réserves de glycogène. Harrop a amélioré son record sur ce parcours, preuve que l’équilibre entre récupération et stimulation est gérable pour des athlètes bien encadrés.
- 🔋 Alimentation : prise de glucides rapides puis protéines pour la récupération.
- 🧘♀️ Respiration : exercices de cohérence cardiaque pour gestion du stress.
- 🩺 Récupération : massage léger et compression pour diminuer l’oedème musculaire.
Ces méthodes, appliquées par des coureuses d’élite, sont transposables aux pratiquantes amateures cherchant à enchainer des journées avec activité physique soutenue sans compromettre le bien-être mental ni la performance.
Matériel et adaptation locale : un facteur de performance
Sur le plan matériel, le choix de peaux, la rigidité des chaussures et la configuration du sac à dos (léger mais contenant un coupe-vent) ont joué un rôle non négligeable. Harrop, courcheveloise d’adoption, connaît bien les traces et a su optimiser ses conversions. Un exemple vécu : lors d’une répétition de course en 2025, une mauvaise fixation a coûté une dizaine de secondes ; sur la VR, la rigueur d’Emily sur le réglage a payé.
Insight final : la confirmation d’Harrop prouve que la polyvalence entre sprint et VR se gagne par une gestion millimétrée de la récupération, du matériel et de la stratégie mentale.
Quelles leçons techniques retenir des podiums féminins et comment les appliquer en randonnée ou trek ?
Le podium féminin (Axelle Gachet–Mollaret, Emily Harrop, Sarah Dreier) illustre des principes techniques directement transposables en randonnée alpine ou trek court : choix de la trace, cadence, gestion du dénivelé et sécurité.
Choix de la trace et efficacité énergétique
Sur neige, emprunter une trace légèrement plus longue mais compacte peut être moins énergivore qu’une ligne droite dans la neige profonde. Les coureuses d’élite prennent ce paramètre en compte à chaque relance. Pour un randonneur chargé d’un sac à dos, laisser une marge stratégique sur l’itinéraire (choisir la trace la plus sûre plutôt que la plus directe) préserve l’endurance sur la journée.
Gestion du dénivelé et rythme cardiaque
La VR montre que maintenir un rythme cardiaque élevé mais stable optimise la dépense d’énergie sur une montée courte. En pratique, utiliser un cardio pour calibrer les efforts lors d’un trek permet de prévenir l’épuisement. La cohérence respiratoire aide à garder l’équilibre mental et une meilleure récupération après des passages engagés.
Exemple : lors d’une sortie de repérage sur le parcours, un guide local a observé que ceux qui relâchaient la cadence sur 20–30 secondes lors des conversions récupéraient mieux et tenaient la montée sans chute de performance.
Insight final : les techniques des podiums s’appliquent au grand public : trace, cadence et gestion du cardio sont des leviers simples pour améliorer la performance et la sécurité.
Quels enseignements tirer du classement masculin et de la profondeur de l’équipe tricolore ?
Chez les hommes, pas de podium tricolore, mais une densité notable : six Français dans le top 15. Ce niveau de profondeur révèle un vivier formé autour de clubs locaux et de structures militaires sportives (Armée des champions), qui favorise le cheminement entre randonnée, ski et compétition.
Analyse des performances et stratégies collectives
Les temps indiquent une homogénéité : Samuel Equy 5e en 21’25″1, Paul Jay 7e, Anselme Damevin 9e, Xavier Gachet 11e, Thibault Anselmet 12e, Gédéon Pochat 14e. Cette concentration suggère que la stratégie nationale ne repose plus uniquement sur une star, mais sur une formation collective axée sur endurance, technique et sécurité en montagne.
Les clubs locaux (Méribel, Chamonix, La Clusaz, Val Cenis) structurent des itinéraires d’entraînement variés : sorties en altitude, répétitions de dénivelé, sessions de force. Ces approches sont transposables aux structures de clubs de randonnée qui souhaitent professionnaliser l’entraînement.
Cas pratique : entraînement type pour progresser sur VR
- 🔁 2 séances hebdomadaires de fractionné en côte (4 × 4 min, effort maximal).
- 🎒 1 sortie longue avec sac à dos pour travailler la gestion du poids et l’équilibre.
- 🧭 1 séance technique sur conversions et choix de trace.
Insight final : la profondeur du plateau masculin français montre l’efficience d’un réseau de formation local et la valeur d’un entraînement complet mêlant endurance, force et technique.

Comment la sécurité et le matériel influencent-ils le résultat sur une VR nocturne ?
La sécurité est primordiale sur une épreuve nocturne. Le froid, la visibilité réduite et le sol parfois piégeux demandent un équipement optimisé et des routines de sécurité strictes. Les organisateurs travaillent en lien avec les clubs pour baliser, assurer des refuges de secours et vérifier les traces.
Équipements incontournables et erreurs fréquentes
Matériel conseillé : chaussures rigides adaptées au skimo, fixations réglées, peaux propres, sac léger avec coupe-vent, frontale fiable. Une erreur fréquente observée en préparation est la négligence sur les réglages des carcasses de chaussures : une boucle mal serrée peut provoquer une perte d’efficacité ou une douleur persistante.
Un cas concret relate une athlète ayant expérimenté une ampoule due à une mauvaise adaptation du chaussant lors d’une répétition la veille, ce qui a nécessité des soins rapides mais a coûté du confort et quelques secondes sur la course réelle.
Consignes de sécurité pour les praticiens
- 🛡️ Vérifier l’état des peaux et des fixations avant le départ.
- 🧤 Prévoir un petit kit de réparation et une trousse de premiers secours.
- 🗺️ Avoir une trace GPS et une connaissance précise de l’itinéraire.
Insight final : le matériel et la sécurité ne sont pas accessoires ; ils conditionnent la performance et la protection des compétiteurs et des pratiquants.
Quels sont les bénéfices santé et bien-être d’un entraînement inspiré de la VR pour un pratiquant régulier ?
S’entraîner avec des principes issus de la Vertical Race apporte des bénéfices tangibles : amélioration de l’endurance, renforcement musculaire, meilleur équilibre, et bénéfices pour le bien-être mental. L’effort court et intense stimule la capacité cardio-respiratoire, tandis que les sessions longues avec sac à dos développent l’endurance et la résilience.
Aspects bien-être et prévention du stress
La pratique régulière en montagne favorise le bien-être mental : la respiration contrôlée et l’effort physique contribuent à une meilleure gestion du stress. Les sorties permettent de se reconnecter avec la nature et d’optimiser la récupération grâce à un sommeil de meilleure qualité.
Programme d’adaptation pour amateurs
Un programme simple : 2 séances intensives par semaine + 1 sortie longue en montagne, travail de la respiration et exercices d’équilibre. L’objectif est d’améliorer l’endurance et l’équilibre tout en gardant une progression graduée pour éviter les blessures.
Insight final : s’inspirer d’un entraînement VR, c’est intégrer puissance et récupération pour améliorer la santé globale et le plaisir de l’activité en extérieur.
Quels repères pour les clubs et organisateurs afin de promouvoir des compétitions responsables à Courchevel ?
Organiser une VR responsable implique un travail collectif : préparation du parcours, information aux athlètes, gestion de l’empreinte environnementale et sécurité. Les clubs locaux constituent un levier essentiel pour transmettre bonnes pratiques et sécurité en montagne.
Actions concrètes pour une compétition durable
– Limiter les infrastructures temporaires invasives et favoriser les balisages réversibles.
– Informer sur la faune, l’altitude et la tenue adéquate pour réduire les risques.
– Encourager l’usage de traces GPS partagées pour limiter la dispersion des traces et préserver la neige.
Ces mesures s’inscrivent dans une logique de responsabilisation des pratiquants et de protection des milieux naturels souvent fragiles en altitude.
Insight final : une compétition responsable allie sécurité, respect de l’environnement et qualité d’expérience pour tous.
Tableau des résultats clés et points pratiques à retenir
| 🏆 Rang | 👩🦰 Athlète | ⏱️ Temps | 🏔️ Club / Statut |
|---|---|---|---|
| 1 | Axelle Gachet-Mollaret | 23’40″5 | Club multisport Arêches Beaufort – Armée des champions |
| 2 | Emily Harrop | 24’21″7 | Courchevel sport outdoor – Armée des champions |
| 3 | Sarah Dreier | — | Suisse |
| 5 | Samuel Equy | 21’25″1 | Armée des champions |
| 7 | Paul Jay | 21’35″6 | Club des sports de Méribel |
Photos @ISMF
Slug : victoire-duo-courchevel
Méta-description : Victoire en duo Gachet Mollaret : démonstration sur la VR à Courchevel, analyse technique et conseils pratiques pour pratiquants. (150–160 caractères)
Niveau de difficulté : difficile — Durée/effort estimé : 25–35 minutes d’effort maximal sur VR, préparation multi-jours recommandée.
Quels sont les témoignages concrets de conditions météo lors de la course ?
La Vertical Race s’est tenue de nuit sous un temps froid avec un vent léger d’ouest, conditions qui ont favorisé une neige un peu dure en surface. Ces éléments ont accentué l’importance du choix de trace et du réglage matériel.
Comment s’entraîner pour améliorer son temps sur un parcours VR ?
Miser sur des séances courtes et intenses en côte, travail de la puissance anaérobie, sessions de récupération active et simulation de dénivelé avec sac à dos. Intégrer des exercices de respiration et d’équilibre.
Quel matériel prioriser pour une VR nocturne ?
Chaussures adaptées au skimo, peaux en bon état, frontale performante, coupe-vent, petit kit de réparation et trousse de secours. Contrôler les fixations avant chaque sortie.
Que retenir de la domination française à Courchevel ?
La victoire d’Axelle Gachet-Mollaret et la présence d’Emily Harrop illustrent une stratégie de formation locale efficace et une attention portée à la technique, la récupération et la préparation en altitude.



